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JE MANGE MES EMOTIONS

  • 19 mai 2021
  • 4 min de lecture

Quand l'alimentation devient un médicament pour soulager nos états émotionnels, vendu sans ordonnance.


Je me rends compte que, de nos jours, l’alimentation émotionnelle a très mauvaise réputation à savoir qu’on en parle toujours de manière négative : il ne faut pas manger ses émotions parce que c’est mal. Je voudrais donc commencer par rappeler, notamment pour les personnes qui souffrent d’un rapport difficile à l’alimentation, que quoi qu’il arrive, manger n’est jamais mal. Manger ses émotions n'est certainement pas ce qu’il y a de mieux car ça ne va pas vous permettre de vous en libérer mais ce n’est pas pour autant que le fait de manger lorsqu’une émotion est là, est mal.


L’alimentation émotionnelle : de quoi s’agit-il ?

C’est le fait de manger pour combler un manque, un vide ou pour se distraire de ce que l’on ressent à l’intérieur de nous. La faim émotionnelle se différencie d’ailleurs de la faim physiologique par le fait qu’elle provient de la tête et non du corps. L’alimentation émotionnelle est donc une fuite que l’on met en place inconsciemment en réponse à une émotion forte, désagréable voire insupportable que l’on cherche à tout prix à éviter (fatigue, angoisse, tristesse, colère…). On met alors un pansement dessus en optant pour l’alimentation qui devient une sorte de tranquillisant immédiat de nos états émotionnels, vendu sans ordonnance. Ce moment où les soucis s’arrêtent parce que la nourriture est là, toujours disponible et ne nous juge pas.


Le problème réside dans le fait que si elle nous soulage « sur le coup », elle devient finalement source de souffrances sur le long terme car elle nous enferme dans un cercle vicieux : on mange car on ne se sent pas bien, on prend du poids alors on perd confiance en soi, on se sent coupable donc on choisit l’alimentation pour se soulager, on continue de prendre du poids et de se sentir de moins en moins bien…. Et on finit par vouloir sortir à tout prix de cette alimentation émotionnelle que l’on aime autant que l’on déteste. Ce qu’il faut bien comprendre ici c’est que finalement, le seul moyen (et le meilleur) pour pouvoir stopper cette boucle infernale, c’est d’apprendre à se libérer de ses émotions plutôt que de les fuir en mangeant. Peut-être connaissez-vous ou avez-vous déjà entendu cette phrase :

« Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime. Tout ce à quoi on fait face, s’efface ». Et bien c’est exactement ça l’idée : plus vous allez refouler vos émotions, refusez de les voir et de les laisser s’exprimer, plus elles vont persister et s’imprimer en vous pour vous faire toujours plus mal. Mais si vous choisissez de les reconnaître, de les laisser être et de ne pas lutter contre, vous allez ainsi pouvoir vous en détacher et les laisser partir.


Ce qui compte ce n’est donc pas d’arrêter d’être dans l’alimentation émotionnelle mais plutôt de faire la paix avec la nourriture, avec soi et avec son corps. Et cela passe par la libération de ses émotions.

La première étape pour cela repose dans la prise de conscience et dans le fait d’être honnête avec soi-même. C’est-à-dire qu'il faut commencer par comprendre que oui on est dans un schéma de soulagement de ses émotions via l’alimentation et ne pas se raconter d’histoire non plus. Par exemple, si j’ai besoin (et je parle bien de besoin, pas juste d’envie) de manger du chocolat tous les soirs en rentrant du boulot, il serait bon que je me demande ce qu’il se cache derrière cela. Car le problème avec le chocolat (ok, à première vue c’est juste une dinguerie gustative et il ne représente aucun problème mais…) c’est qu’il ne règle pas le problème en profondeur. Nous sommes tous des êtres humains et nous pratiquons tous l’alimentation émotionnelle à un moment ou un autre, mais il faut apprendre à distinguer si je me fais plaisir en mangeant une glace de temps en temps parce que je suis gourmand(e) auquel cas c’est ok, ou bien si j'ai pris l'habitude de taper dans mes placards dès que je rentre du travail parce que je déteste mon boulot et que j’ai besoin de combler mon manque d’épanouissement. Donc premièrement : on prend conscience de ce qu'il se passe en nous et on laisse tomber le déni.



La deuxième étape est d’apprendre à se libérer de ses émotions. Une émotion ce n’est que de l’énergie, donc ça va, ça vient et ça finit toujours par partir. D’ailleurs, vous n’êtes pas vos émotions ! Vous n’êtes pas la colère, vous êtes traversé(e)s par la colère. Et cette différence à toute son importance. Ne vous identifiez pas à vos émotions, elles ne définissent pas qui vous êtes. Cette étape de libération émotionnelle est plus difficile car les émotions représentent un vaste sujet et apprendre à les reconnaître et à y faire face par soi-même n’est pas toujours évident. C'est d'ailleurs mon rôle de vous y aider et je suis là pour vous accompagner dans ce travail si vous le souhaitez !


« La solution à la vie c’est la vie »

Je vous laisse sur cette belle citation de Franck Lopvet, qui colle parfaitement à ce que je vous ai partagé aujourd’hui : nous sommes là pour VIVRE avant tout et pour vivre bien, il est important de se détacher de toute résistance y compris la résistance que l’on établit face à nos émotions. Vivez-les, acceptez-les et plus léger et heureux vous serez.



J’espère que ce sujet vous aura plu et qu’il va vous permettre une prise de conscience et une envie d’évoluer.. !



Je vous dis à demain pour un nouveau post.



Alice




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